jeudi, 24 avril 2014|

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Mariage : Benoît XVI déplore l’excès des déclarations de nullité

Le pape déplore « la multiplication exagérée et presque automatique des déclarations de nullité dans le cas d’échec du mariage, sous prétexte d’une quelconque immaturité ou faiblesse psychique des contractants ».

Devant les membres du tribunal de la Rote romaine [1], le pape a mis en cause le 29 janvier dernier le laxisme des tribunaux ecclésiastiques : Vingt ans après les allocutions de Jean-Paul II sur l’incapacité psychique dans les causes de nullité matrimoniale, il semble opportun de se demander dans quelle mesure ces interventions ont été reçues de manière adéquate dans les tribunaux ecclésiastiques. »

Le nombre grandissant de procès en nullité durant ces dernières décennies fait craindre « de voir, en pratique, détruite la valeur du mariage chrétien », en particulier dans les régions du monde où le divorce est une pratique répandue. En 2002 par exemple, sur 46.000 déclarations de nullité, 31.000 émanaient d’Amérique du Nord et 9.000 d’Europe.

Insistant sur « l’exigence de traiter les causes avec la profondeur qui leur est due, requise par le ministère de vérité et de charité qui est propre à la Rote romaine », le Saint Père a donc rappelé quatre distinctions importantes, en citant pour partie l’allocution de Jean-Paul II en 1987 :

la distinction entre une maturité psychique qui serait le point d’arrivée du développement humain et la maturité canonique, qui est par contre le point minimum de départ pour la validité du mariage ;
la distinction entre les incapacités et les difficultés, dans la mesure où seule l’incapacité et non pas la difficulté à donner son assentiment et à réaliser une vraie communauté de vie et d’amour rend nul le mariage ;
la distinction entre la dimension canonique de la normalité, qui s’inspirant de la vision intégrale de la personne humaine comprend également des formes modérées de difficultés psychologiques, et la dimension clinique qui exclut du concept de celle-ci toute limitation de maturité et toute forme de psychopathologie, la distinction entre la capacité minimum, suffisante pour un assentiment valable et la capacité idéalisée d’une pleine maturité en vue d’une vie conjugale heureuse.

Redécouvrir « la capacité humaine innée au mariage »

Le pape invite donc à « redécouvrir de manière positive la capacité qu’en principe, chaque personne humaine possède de se marier, en vertu de sa nature même d’homme ou de femme ». Pour lui en effet,

« nous courons le risque de tomber dans un pessimisme anthropologique qui, à la lumière de la situation culturelle actuelle, considère comme presque impossible de se marier. À part le fait que cette situation n’est pas uniforme dans les différentes régions du monde, on ne peut pas confondre la véritable incapacité de consentement avec les difficultés réelles que connaissent beaucoup de personnes, en particulier les jeunes, qui en arrivent à considérer que l’union matrimoniale est normalement impensable et impraticable.

Au contraire, la réaffirmation de la capacité humaine innée au mariage est précisément le point de départ pour aider les couples à découvrir la réalité naturelle du mariage et l’importance qu’il possède sur le plan du salut. Ce qui est en définitive en jeu est la vérité même sur le mariage et sur sa nature juridique intrinsèque. » [ALB, sources : Zenit, Fides, Osservatore romano]

Retrouvez cet article sur le site de la Fondation de service politique

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