vendredi, 21 novembre 2014|

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Le père de Dolly renonce au clonage

Le Daily Telegraph puis l’ensemble de la presse ont annoncé cette semaine que Ian Wilmut, le père de Dolly, la première brebis clonée, abandonnait ses recherches sur le clonage, au profit de la production de cellules souche sans embryons. Le chercheur écossais avait obtenu il y a deux ans la licence pour cloner des embryons humains. Il y renonce et se rallie au professeur Shinya Yamanaka, de l’université de Tokyo qui, en août 2006, avait réussi à créer des cellules souches adultes pluripotentes à partir de cellules de la peau de souris auxquelles il avait ajouté 4 gènes.

Ce travail sur les cellules dites « IPS » vient à nouveau de faire l’objet de publication scientifique par deux équipes d’Américains et de Japonais travaillant séparément. Pour James Thomson, l’auteur de l’étude américaine publiée par l’édition en ligne du magazine Science, « ce travail change totalement le champ de la recherche ». Deepak Srivastava, directeur de l’Institut Gladstone sur les maladies cardiovasculaires commente : « Il est monumental par son importance dans le champ de la recherche sur les cellules souches embryonnaires et par son impact potentiel sur notre capacité à accélérer les applications de cette technologie. » Pour Ian Wilmut, « le travail de Yamanaka, véritable révolution scientifique, prouve qu’il est possible de reprogrammer des cellules adultes ordinaires et montre que la plasticité des cellules est beaucoup plus grande qu’on ne le pensait ».

Un autre chercheur, John de Vos, biologiste spécialiste des cellules souches (CHU de Montpellier), nuance l’optimisme général : « Ce travail est une preuve de principe qu’il est possible d’obtenir des cellules très proches, sinon identiques, à des cellules embryonnaires souches, à partir de cellules adultes. […] Un champ de recherche s’ouvre. Au bout, il y a la médecine régénératrice », mais il estime que les recherches sur les embryons humains sont encore utiles : « Pour savoir si les cellules ainsi obtenues ont les mêmes capacités que celles des embryons, il faut bien travailler sur l’embryon. »

Ce que Genetique.org commente ainsi :

« L’intérêt est en fait de savoir si ces cellules sont pluripotentes, c’est-à-dire capables de se différencier en tous types de cellules du corps humain, ce qui semble démontré par ces publications. Pourquoi donc chercher à les comparer aux cellules embryonnaires ? Attention à ne pas confondre cellules pluripotentes et cellules embryonnaires : si les cellules embryonnaires sont pluripotentes, cela ne signifie pas que toutes les cellules pluripotentes sont embryonnaires, c’est-à-dire extraites de l’embryon.

Ces découvertes sont essentielles. C’est peut-être la fin des bébé médicaments dont la fondation Jérôme-Lejeune rappelait encore dernièrement que pour chacun d’entre eux, 100 embryons étaient détruits.

Consultez l’original de cet article en ligne sur le fil de d’info de "Liberté Politique"

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