samedi, 1er novembre 2014|

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Diocèse de Nanterre : l’enseignement catholique rejette le Pass Contraception

Dans les Hauts-de-Seine, une lettre en date du 9 mai, signée par l’évêque auxiliaire de Nanterre Mgr Nicolas Brouwet et par le directeur diocésain de l’enseignement catholique, François de Chaillé, appelle l’ensemble des chefs d’établissements de lycées à s’« abstenir de distribuer » dans les écoles les fameux « Pass contraception » prochainement mis à disposition pour les 15-17 ans par le Conseil régional d’Ile-de-France.

Tout en se réjouissant de « la reconnaissance implicite de la gravité de l’avortement » dont témoigne cette diffusion, et d’une « initiative visant à (en) réduire le nombre », les autorités diocésaines soulignent qu’elles ne peuvent « approuver la méthode employée », avec « la formule d’un chéquier » qui « induit le sentiment que la contraception est due et que chacun dispose légalement d’un patrimoine contraceptif qu’il peut dépenser à sa guise ». Avec le Pass Contraception sont accordés aux jeunes « des chèques en blanc (…) leur enlevant, de fait, toute responsabilité dans l’usage de la sexualité », selon une conception « purement technique » de l’acte contraceptif, ici débarrassé de ses « obstacles ultimes », à savoir « l’autorisation des parents » et le « coût d’une consultation ».

« Nous pensons, au contraire », poursuit la lettre, « que cette question relève des fondamentaux de l’éducation », à la fois à « l’amitié », « au sens de la sexualité » et « à l’affectivité », dont « les parents ne peuvent pas être tenus à l’écart. » Ainsi, estiment Mgr Nicolas Brouwet et François de Chaillé, « le Conseil Régional s’octroie sur les jeunes une autorité qu’il n’a pas. Tout d’abord en substituant à l’autorité parentale un « référent santé scolaire ». Puis en réduisant, précisément, la question de la contraception à un simple problème de santé. Faut-il rappeler que la grossesse n’est pas une maladie ? »

La lettre s’achève en rappelant à chaque acteur sa place dans la mission éducative : « la loi Debré impose des programmes. Pas des méthodes éducatives. Sur ce point la liberté des établissements catholiques est totale. » En outre, « quand il s’agit du bien des mineurs, ce sont les parents qui » devraient être « les premiers interlocuteurs des pouvoirs publics. Leur mise à l’écart traduit une défiance inquiétante de la part de l’Etat ». Enfin, « les directions diocésaines auraient dû être consultées », et « les courriers auraient dû être envoyés aux chefs d’établissement et non directement aux infirmières et infirmiers scolaires ».

Les derniers mots sont ceux d’un encouragement adressés à tous les établissements, « sous tutelle diocésaine ou sous tutelle congréganiste », à « continuer toutes les initiatives (…) prises ces dernières années pour éduquer les élèves à une vraie responsabilité dans la relation, à une plus grande maturité affective et sexuelle et à la formation de leur conscience ».

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