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Règle d’or

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Cher frère blogueur,

laisse moi te parler de quelques échanges malheureux qui ont eu lieu dans le monde que tu connais. Ton frère Le Gambrinus ayant ouvert la voie, laisse-moi à mon tour te dire quelques mots.

Pour cela, je te rappellerai les mots du Christ que la liturgie d’aujourd’hui nous donne d’entendre (car tu es allé la messe, aujourd’hui, n’est-ce pas ?) :

Jésus déclarait à la foule :
« Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

Rappelle-toi, il y a eu ces derniers jours, quelques comportements qui ont été au total opposé de ce que le Christ nous invite ici à mettre en pratique. Et si tu ne t’en es pas encore rendu coupable, cela t’arrivera sans doute un jour et nous recommencerons, toi et moi, encore et encore.

Alors, si tu le veux bien, pour éviter le mieux possible cela, voici quelques indications, que nous suivrons tous les deux, afin dorénavant, de ne plus décevoir le Christ par nos chamailleries.

Qu’a-t-on constaté parmi nous ? Des insultes et des critiques portées les uns contres les autres ; des ricaneries ; peut-être des expressions de la tiédeur de notre foi que nous tentions de justifier dans nos écrits, qui sait ? Et comme toi et moi nous sommes gonflés d’orgueil, nous avons voulu nous faire justice nous même.

Comment ? En écrivant des articles dont le Christ rougirais à cause de leur manque de charité, par leur manque de foi en Lui et en son Eglise et parce qu’il sont des signes de division.

Que faire alors, si l’on ne peut répliquer : tendre l’autre joue et ne rien faire ? Laisser la foi sans défense ? Mais dis-moi, quelles insultes et quelle injure envers toi ou moi, ne sont pas justifiées ? N’a-t-il pas raison de t’insulter ?
Car, quel que soit le péché de ton frère, n’en n’as tu jamais commis un plus grand que le sien ? Es-tu parfait, que l’on ne puisse rien te reprocher ? As-tu le don de science, que tu puisse ériger ta pensée en dogme de foi ?

N’as-tu pas raison de dire que ton frère à raison, lorsqu’il te crache à la figure ?

Et si tu penses que ton frère commet une faute, dois-tu l’insulter ? S’il commet réellement une faute, prie plutôt et répare. Par ta pénitence et ta mortification, rachète ton frère. Il vaut mieux prendre sur toi sa faute, qu’en commettre une contre la charité.

Si tu bouillonnes d’envie de répondre à ton frère, patiente. Quelle chose est si importante, qu’elle ne puisse attendre un jour, ou même deux ?
Et si tu sens encore en toi ce bouillonnement, pose-toi cette question : "Est-ce le zèle pour la foi, ou l’amour de moi-même qui me pousse ?".
Et si cela continue, n’y-a-t-il pas meilleur modérateur que celui qui s’est livré à la fureur des hommes, comme la brebis muette devant ceux qui la tondent ? Si ce bouillonnement continue, alors va au noces de l’agneau, participe au Saint Sacrifice de l’Eucharistie.
Tu saura alors que rien ne justifie une offense contre ton frère : car ce que tu fais au plus petit de ceux qui sont au Christ, c’est à Lui que tu le fais (et es-tu plus grand que ton frère ?).

Je t’en conjure, ne porte plus atteinte à l’intégrité du Corps de Christ par de nouvelles divisions. N’embrasse pas le Fils de l’Homme, alors que tu es en train de le livrer.

Si tu constates une insulte contre ton honneur de croyant : acquiesce et rend grâce. Si tu constate une atteinte contre la foi et l’Eglise : prie et répare.

In Xto

Vos commentaires

  • Le 11 septembre 2010 à 20:21, par C.S. Indhal En réponse à : Règle d’or

    100% d’accord ! Bravo et merci pour cette remise au point fraternelle.

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