jeudi, 21 août 2014|

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La confirmation (4)

Puisque baptême, confirmation et Eucharistie forment une unité, il s’ensuit que « les fidèles sont tenus par l’obligation de recevoir ce sacrement en temps opportun » (Code de droit canonique, canon 890), car sans la confirmation et l’Eucharistie, le sacrement du baptême est, certes, valide et efficace, mais l’initiation chrétienne reste inachevée » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1306).
D’autre part, il est grandement souhaitable que tous les chrétiens reçoivent ce sacrement, car ils ont besoin de la grâce de la confirmation pour vaincre dans la lutte ascétique et afficher sans crainte leur foi devant les hommes, et pour gagner des âmes au Christ.
« La tradition latine donne « l’âge de la discrétion » comme point de référence pour recevoir la confirmation » (Ibid., n° 1307). C’est à cet âge que commencent d’habitude les tentations, et les années suivantes sont décisives pour acquérir et consolider les dispositions intérieures et les habitudes de lutte nécessaires dans une vie chrétienne cohérente. « Si l’on parle parfois de la confirmation comme du « sacrement de la maturité chrétienne », il ne faudrait pas pour autant confondre l’âge adulte de la foi avec l’âge adulte de la croissance naturelle, ni oublier que la grâce baptismale est une grâce d’élection gratuite et imméritée qui n’a pas besoin d’une « ratification » pour devenir effective » (Ibid., n° 1308). Cependant la détermination de l’âge est laissée à la décision de la conférence des évêques de chaque pays. Pour la France, il a été arrêté que, « à la décision de chaque évêque pour son diocèse, l’âge de la confirmation pourra se situer dans la période de l’adolescence, c’est-à-dire de 12-18 ans ».
« Un candidat pour la confirmation qui a atteint l’âge de raison doit professer la foi, être en état de grâce » (Ibid., n° 1319), c’est-à-dire qu’il « convient de recourir au sacrement de pénitence pour être purifié en vue du don du Saint-Esprit. Une prière plus intense doit préparer à recevoir avec docilité et disponibilité la force et les grâces du Saint-Esprit (Actes 1, 14) » (Ibid., 1310). Il doit également « avoir l’intention de recevoir le sacrement et être préparé à assumer son rôle de disciple et de témoin du Christ, dans la communauté ecclésiale et dans les affaires temporelles » (Ibid., n° 1319). Il doit être « en état de renouveler les promesses baptismales », précise le Code de droit canonique (canon 889 § 2).
Dans les Églises orientales, selon la tradition de chacune d’elles, « la chrismation du saint myron sera administrée par le prêtre soit conjointement avec le baptême, soit séparément » (Code des canons des Églises orientales, canon 694). Ceci dit, elle « doit être administrée conjointement avec le baptême, sauf le cas d’une véritable nécessité, dans lequel il faut veiller à ce qu’elle soit administrée au plus tôt » (Ibid., canon 695 § 1).

(à suivre…)

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